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RDC: Arrestation de Callixte Mbarushimana - Communiqué de la CCPI et de ses ONG membres, réactions des gouvernements et couverture de presse
12 Oct 2010
Chers amis,
Veuillez trouver ci-dessous les derniers développements relatifs à la situation en République démocratique du Congo (RDC). Vous trouverez en particulier le communiqué de la CCPI, les communiqués de ses ONG membres, les réactions de la France, du Rwanda et l'UE et de la RDC ainsi que des articles de presse pertinents. Veuillez noter le Règlement de la Coalition sur les renvois et poursuites des situations devant la Cour (plus bas), qui stipule de manière explicite que la CCPI ne prendra pas position sur des situations éventuelles, en cours, ou en phase d’analyse. La Coalition continuera cependant de fournir les derniers développements relatifs à la CPI. Bien à vous, Secrétariat de la CCPI www.coalitionfortheicc.org ************************************************** I. COMMUNIQUE DE LA CCPI SUR L'ARRESTATION DU NOUVEAU SUSPECT DE LA CPI FAITS: Le 11 octobre 2010, Callixte Mbarushimana a été arrêté par les autorités françaises pour la commission presume de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République démocratique du Congo (RDC) en vertu d’un mandat d’arrêt émis sous scellés par la Cour pénale internationale (CPI). QUI: Callixte Mbarushimana est un ressortissant rwandais et le secrétaire executive des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda - Forces Combattantes Abacunguzi (FDLR-FCA). Callixte Mbarushimana est accusé de crimes contre l’humanité (meurtre, torture, viol, persécution et actes inhumains) et de crimes de guerre (attaques contre des civils, destruction de biens, meurtre, torture, viol, et traitement inhumain). COMMENTAIRES: Plusieurs ONG membres de la Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI) avaient appelé depuis un certain temps le procureur de la CPI à accélérer son enquête dans les Kivus. “La Coalition félicite les autorités françaises pour leur rôle dans l’arrestation de Callixte Mbarushimana”, a déclaré William R. Pace, coordinateur de la Coalition pour la CPI. “Ce gendre de coopération de la part des gouvernements et des organisations internationales est d’une importance cruciale au travail de la CPI visant à amener en justice les auteurs de crimes graves”, a ajouté M. Pace. “Pour que les victimes croient en la justice et pour que la commission des crimes graves soient évitée à l’avenir, le même niveau de coopération doit être assuré par le gouvernement de RDC et l’ONU pour ce qui est de l’affaire Bosco Ntaganda, ancien chef rebelle accusé de crimes de guerre, qui jouit d’une totale liberté dans les Kivus – région dans laquelle le nouveau suspect de la CPI Callixte Mbarushimana aurait commis des crimes,” a souligné M. Pace, ajoutant que “la liberté de mouvement de Bosco Ntaganda est une insulte aux victimes et à l’état de droit.” “Nopus appelons la Cour à renforcer ses activités de sensibilisation dans les Kivus. Il est essentiel que les victimes de ces crimes soient informées de l’arrestation et du mandat et des procédures de la Cour afin qu’elles puissent prendre des décisions quant à leur droit de participation en toute connaissance de cause et puissent suivre les avancées de la Cour si elles le souhaitent", a conclu M. Pace. PROCHAINES ÉTAPES: A la suite de l’émission du mandat d’arrêt sous scellés par la Chambre préliminaire I le 28 septembre 2010, une demande d’assistance pour l’arrestation et la remise du suspect a été transmise aux autorités françaises par le Greffier de la CPI le 30 septembre 2010. Le suspect restera en détention en France jusqu’à ce que l’examen de la requête soit achevé. CONTEXTE: Le 4 novembre 2008, le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo a émis une déclaration publique rappelant aux auteurs du conflit que la CPI a compétence sur les crimes commis contre les civils du Nord Kivu et Sud Kivu depuis le 1er juillet 2002, et que son bureau suivait de près la situation. Les Kivus sont une région au nord-est de la RDC aux frontières du Lac Kivu. Le Sud et le Nord Kivu ont été le théâtre de guerre impliquant un certain nombre d’acteurs, y compris les Forces Democratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), les Forces armées de la République démocratique du (FARDC), le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) et la MONUSCO. La RDC est l’une des cinq situations faisant l’objet d’enquêtes par la CPI. Elle a été officiellement déferrée à la Cour par le gouvernement de RDC le 19 avril 2004 et le Procureur a officiellement ouvert une qenquête le 23 juin 2004. Cinq mandats d’arrêt ont été émis dans le cadre de la situation en RDC et deux procès sont en cours: l’un contre Thomas Lubanga Dyilo, et l’autre contre Germain Katanga et Matthieu Ngudjolo Chui. La CPI est la première cour internationale permanente ayant pour objectif de poursuivre les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Il existe actuellement 113 États parties à la CPI. Le principe de complémentarité, au centre du mandat de la Cour, prévoit que la Cour n’interviendra que si les systèmes juridiques nationaux sont incapables ou n’ont pas la volonté d’enquêter et de poursuivre de tels crimes. A ce jour, la CPI a ouvert des enquêtes dans cinq situations: en République centrafricaine, au Darfour (Soudan), en Ouganda, en République démocratique du Congo et au Kenya. Elle a émis douze mandats d;arrêt et trois citations à comparaître. Le Bureau du Procureur de la CPI a publiquemen annoncé examiner huit situations sur quatre continents, y compris Afghanistan, en Colombie, en Côte d'Ivoire, en Géorgie, en Guinée et en Palestine. La Coalition pour la Cour pénale internationale est un réseau mondial d’organisations de la société civile de 150 pays oeuvrant pour une CPI juste, efficace et indépendante et un mailleur accès à la justice pour les victimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Voir le communiqué: 1. La France arrête un nouveau suspect de la CPI - CCPI - 11 octobre 2010 http://www.coalitionfortheicc.org/documents/CICC_advisory_Kivusarrest_11Oct2010_ fr.pdf II. COMMUNIQUÉS DES MEMBRES DE LA CCPI (1) CN-CPI: "Communiqué de la Coalition nationale de RDC pour la CPI sur l'arrestation de Callixte Mbarushimana" La Coalition Nationale pour la Cour pénale internationale de la République Démocratique du Congo salue avec enthousiasme l'arrestation de Monsieur Callixte Mbarushimana, sujet rwandais des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda(FDLR). Ce dernier a été arrêté hier, lundi 11 octobre 2010 par la France en exécution mandat d'arrêt lancé par la Cour pénale internationale. L'arrestation de Callixte Mbarushimana poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par les FDLR dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu entre janvier et septembre 2009, est un ouf de soulagement à toutes les victimes des actes odieux et de la cruauté des élements armés de la FDLR en République Démocratique du Congo. Cet arrestation est également un signe de force et de la détermination de la CPI a mettre fin à l'impunité de gros poissons, responsables présumés des crimes internationaux et graves violations des droits de l'homme, non seulement en République Démocratique du Congo mais sur toute l'étendu du globe terrestre. Les victimes, communautés affectées et l'ensemble de la population congolaise soutiennent cette arrestation et pensent que cette action de la Cour va favoriser la véritable Paix et la stabilité à l'Est de la République Démocratique du Congo. Par ailleurs, la Coalition Nationale pour la Cour pénale internationale de la RDC s'encourage de la meilleure Coopération de la République de France avec la CPI qui est un modèle du respect des engagements de Coopération des Etats avec la Cour. Elle en appelle le Gouvernement de la République Démocratique du Congo à rester fidèle et à consolider ses engagements vis-à-vis de la Cour pénale internationale en exécutant le mandat d'arrêt lancé contre Bosco NTAGANDA. Voir le communiqué: 1. "Communiqué de la Coalition nationale de RDC pour la CPI sur l'arrestation de Callixte Mbarushimana" - CN-CPI - 12 octobre 2010 http://iccnow.org/documents/CN-CPI_p_r_Mbarushimana_arrest_FR_12oct2010.pdf (2) FIDH: "Première arrestation d'un présumé responsable de crimes commis aux Kivus" La FIDH et ses ligues membres en République démocratique du Congo (RDC), l’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO), le Groupe Lotus et la Ligue des électeurs, et en France, la Ligue française des droits de l’Homme (LDH), se félicitent de l’arrestation hier matin par les autorités françaises, en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI), de Callixte Mbarushimana, l’un des principaux dirigeants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) résidant en France. Il est poursuivi par la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par les FDLR dans les provinces du Kivu, en RDC, entre fin 2008 et 2009. Première arrestation d'un présumé responsable de crimes commis aux Kivus « Nous nous réjouissons de la première arrestation d’un présumé responsable de crimes internationaux, y compris de crimes sexuels, commis dans les Kivus, une région ravagée par les affrontements et la violence. Nous espérons que cette arrestation aura un impact dissuasif compte tenu des attaques et crimes perpétrés ces derniers temps », a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH. Ces crimes auraient été commis dans le contexte d’un conflit armé qui se déroulait dans les provinces du Kivu entre le 20 janvier et le 25 février 2009, opposant les FDLR, aux Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et aux Forces rwandaises de défense (FRD), ainsi qu’entre le 2 mars et le 31 décembre 2009, opposant les FDLR aux FARDC. Une série d’attaques, généralisées et systématiques, aurait été menée par des troupes des FDLR entre janvier et septembre 2009 contre la population civile des provinces du Kivu. Callixte Mbarushimana, en tant que Secrétaire exécutif des FDLR et dans le cadre d’un plan concerté, serait pénalement responsable de meurtres, tortures, viols, actes inhumains, persécutions, attaques contre la population civile et destructions de biens, constitutifs de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. « Nous appelons à ce que toutes les personnes impliquées dans les crimes internationaux commis au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, à la fois membres dirigeants des FDLR et des autres parties aux conflits, répondent de leurs actes devant la justice et soient poursuivis, pas seulement devant la CPI mais aussi devant les juridictions nationales » a déclaré Dismas Kitenge, Vice-Président de la FIDH et Président du Groupe Lotus. Par ailleurs, nos organisations se félicitent de la coopération des autorités françaises avec la CPI. Néanmoins, la France, en adoptant le 9 août dernier une loi d’adaptation au Statut de la CPI qui restreint considérablement la possibilité d’initier des poursuites contre des présumés criminels tel que Callixte Mbarushimana, a démontré qu’elle n’était pas prête à tirer toutes les conséquences de son soutien affiché à la justice internationale. Callixte Mbarushimana est par ailleurs poursuivi en France pour sa participation présumée au génocide de 1994 au Rwanda. « Nous appelons les autorités judiciaires françaises à poursuivre la procédure engagée à son encontre », a déclaré Jean-Pierre Dubois, Président de la LDH. Enfin, nos organisations réitèrent leur appel aux autorités congolaises à arrêter et remettre à la CPI Bosco Ntaganda, chef d’état major général adjoint des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), recherché depuis 2006 par la CPI pour des crimes de guerre commis en Ituri en 2002-2003. Voir le communiqué: 1. "Première arrestation d'un présumé responsable de crimes commis aux Kivus" - FIDH et ses ligues membres de RDC - 12 octobre 2010 http://www.fidh.org/Premiere-arrestation-d-un-presume-responsable-de (3) Human Rights Watch: "France: L’arrestation du chef rebelle rwandais Callixte Mbarushimana envoie un message fort" L'arrestation en France d'un chef rebelle rwandais pour crimes graves commis dans la République démocratique du Congo envoie un signal fort indiquant que la Cour pénale internationale (CPI) enquête activement sur les crimes commis dans les Kivus et compte poursuivre les supérieurs responsables d'abus, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. La police française a arrêté Callixte Mbarushimana le 11 octobre 2010 au matin à Paris, où il réside depuis 2003. Mbarushimana est le secrétaire exécutif des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé majoritairement composé de Hutus rwandais qui est actif dans l'est du Congo, sous différentes appellations, depuis 1994. Il est recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité (meurtres, tortures, viols, et actes inhumains) et pour crimes de guerre (attaques contre des populations civiles, destruction de biens, meurtres, tortures, viols, traitements inhumains et persécutions) commis en 2009 pendant le conflit dans la région des Kivus en République démocratique du Congo. « Les populations civiles de l'est du Congo ont enduré de terribles souffrances infligées par divers groupes armés depuis de nombreuses années », a affirmé Géraldine Mattioli-Zeltner, chargée de plaidoyer auprès du programme Justice internationale à Human Right Watch. « L'arrestation de Callixte Mbarushimana indique clairement aux responsables de crimes graves qu'ils devront faire face à la justice un jour ou l'autre, peu importe où ils se cachent. » En plus de Mbarushimana, d'autres chefs des FDLR actifs dans l'est du Congo ont été impliqué dans des crimes atroces contre des civils. Human Rights Watch a appelé la CPI à mener des enquêtes également au sujet du général Sylvestre Mudacumura, le commandant militaire des forces des FDLR à l'est du Congo, parmi d'autres, en ce qui concerne sa responsabilité directe ou en tant que supérieur hiérarchique dans de nombreux abus commis contre des civils. D'autres groupes armés ont également commis des violations graves du droit humanitaire international dans la région des Kivus depuis juillet 2002, date depuis laquelle la CPI peut exercer sa juridiction au Congo. Ces groupes incluent l'ancien groupe de rebelles congolais connu sous le nom du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), les milices Mai Mai, et l'armée congolaise. « De nombreuses forces dans l'est du Congo ont commis des crimes grave contre les civils ; il est donc crucial que le procureur de la CPI commence promptement des investigations et inculpe, s'il y a lieu, les dirigeants de ces forces », a déclaré Géraldine Mattioli-Zeltner. « Les leaders de l'armée congolaise et des groupes de rebelles responsables d'atrocités doivent sentir qu'ils ne peuvent plus s'en tirer impunément. » L'arrestation de Mbarushimana par les autorités françaises souligne l'importance cruciale de la coopération des états avec la CPI afin que celle-ci puisse remplir sa mission. La CPI ne possède pas sa propre force de police et dépend donc des états en ce qui concerne la mise en œuvre de ses mandats d'arrêt. Certains mandats d'arrêt de la CPI n'ont d'ailleurs toujours pas été exécutés : ceux contre les chefs de l'armée de résistance du seigneur (LRA), un groupe qui continue d'attaquer des civils dans trois pays d'Afrique centrale, et ceux contre trois soudanais, dont le président actuel, Omar el-Béchir, tous condamnés pour crimes graves au Darfour. Dans l'est du Congo, Bosco Ntaganda, qui est actuellement général dans l'armée congolaise et est recherché par la CPI pour avoir recruté, enrôlé, et utilisé des enfants soldats dans l'Ituri entre 2002 et 2003, est également toujours en liberté. La semaine dernière, le ministre congolais de la justice et des droits humains a publiquement réaffirmé que les autorités congolaises n'arrêteraient pas Ntaganda parce que sa présence était nécessaire afin de préserver la paix et la stabilité dans l'est du Congo. Les organisations congolaises pour la protection des droits humains ont fortement protesté contre cette approche. « Les cycles déplorables de violences et d'atrocités commises contre les civils dans l'est du Congo ont montré que l'impunité n'est jamais une garantie de paix », a commenté Géraldine Mattioli-Zeltner. « Ceux qui ont participé à des crimes graves, y compris Bosco Ntaganda et les commandants ayant des liens avec le gouvernement, devraient aussi être amenés à la barre. » Mbarushimana a pris la tête des FDLR après l'arrestation de son président, Ignace Murwanashyaka, et de son adjoint, Straton Musoni, en Allemagne le 17 novembre 2009. Tous deux ont été accusés par les autorités judiciaires allemandes d'appartenance à un groupe terroriste et d'assumer la « responsabilité du supérieur hiérarchique» pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par les troupes des FDLR dans l'est du Congo. L'enquête en Allemagne progresse et le procureur fédéral devrait émettre un acte d'accusation à leur encontre d'ici la fin de l'année. Mbarushimana vit en France depuis 2003 et a assumé ses fonctions de secrétaire exécutif des FDLR depuis sa résidence là-bas. Au contraire des juridictions allemandes, jusqu'au mois de juillet 2010, les tribunaux français n'étaient pas compétents pour mener une enquête à l'encontre de Mbarushimana au sujet des crimes qu'il est accusé d'avoir commis à l'est du Congo. La France, toutefois, avait en place les lois nécessaires pour enquêter sur l'implication présumée de Mbarushimana dans le génocide rwandais de 1994, notamment son rôle dans les assassinats du personnel rwandais travaillant dans le bureau de Kigali du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Malgré une requête officielle de l'ONU en 2005 aux autorités françaises d'enquêter au sujet de ces accusations à l'encontre de Mbarushimana et un plainte déposée par un groupe de victimes en 2006, aucune action judiciaire n'a été prise en France à son encontre. Le fait que Mbarushimana ait pu résider en France sans avoir à craindre une arrestation souligne combien il est important que les Etats se dotent de bonnes lois de « compétence universelle » qui leur permettent de poursuivre des auteurs de graves crimes internationaux, même lorsque ceux-ci sont étrangers, et que les crimes ont été commis dans un autre pays, a rappelé Human Rights Watch. Les Etats qui sont véritablement engagés en faveur de la lutte contre l'impunité devraient s'assurer que leur territoire ne peut servir de cachette confortable pour des présumés criminels de guerre. Voir le communiqué: 1. "France: L’arrestation du chef rebelle rwandais Callixte Mbarushimana envoie un message fort" - HRW - 11 octobre 2010 http://www.hrw.org/fr/news/2010/10/11/france-l-arrestation-du-chef-rebelle-rwand ais-callixte-mbarushimana-envoie-un-messag (4) Parliamentarians for Global Action: "Les parlementaires congolais saluent l’arrestation de M. Mbarushimana, dirigeant des FDLR" L’Action Mondiale des Parlementaires (PGA) salue l’arrestation de M. Callixte Mbarushimana, dirigeant des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), par les autorités françaises aujourd’hui à Paris, en exécution d’un mandat d’arrêt délivré sous scellés par la Cour Pénale Internationale. Ce développement coïncide avec la visite de la délégation de quatre parlementaires de la République Démocratique du Congo à la Cour Pénale Internationale dans le cadre du débat de la mise en œuvre du Statut de Rome, qui est attendu pendant la session parlementaire en cours. Le Président du groupe national PGA-RDC, Sénateur Mwamus Mwamba Mushinkoke, a exprimé sa gratitude pour l’exécution du premier mandat d’arrêt contre un citoyen non-congolais qui apparaitra bientôt devant la Cour : « Le groupe de M. Mbarushimana, le FDLR, représente toujours une menace sérieuse pour la paix et la stabilité de la RDC et avant tout, met en danger des centaines de civils tous les mois. » Le Président de la Commission Politique Administrative et Juridique de l’Assemblée Nationale et membre de la délégation, député Faustin Kambala Ilunga, a ajouté que « le procès contre M. Mbarushimana devrait commencer le plus rapidement possible afin de limiter la détention préliminaire au minimum et assurer une prompte justice pour les victimes. » Les deux autres membres de la délégation ont également reconnu l’importance de ce développement. En tant que militante pour les Droits de l’Homme, Sénateur Eve Bazaiba Masudi a souligné que « le FDLR a été l’auteur d’atrocités qui remontent de 1994 lors de l’opération Turquoise qui avait organise l’entrée des Hutu Rwandais dans le territoire de la RDC. Ce mouvement politico-armé du Rwanda est auteur des massives violations des Droits de l’Homme sur le territoire congolais et qui incluent des viols à grande échelle contre des femmes innocentes. En tant que premier cas dans la région de Kivu, les charges incluent à la fois le viol en tant que crime contre l’humanité et crime de guerre. » Le député national Alain Makhana Manzenza, de son coté, a souligné le lien entre la justice et la paix. « Cette arrestation démontre comment le FDLR a essayé d’utiliser la violence à grande échelle pour gagner du pouvoir et faire chantage au gouvernement de la RDC et à la communauté internationale. L’arrestation de M. Mbarushimana aujourd’hui, avec les deux arrêts exécutés par le gouvernement allemand en 2009, démontre que ces stratégies criminelles ne valent pas le coût et doivent être mis à terme. » L’Action Mondiale des Parlementaires salue la prompte coopération de la France et appelle à tous les Etats Membres au Statut de Rome et aux Nations Unies d’unifier leurs efforts dans l’exécution immédiate de tous les mandats d’arrêts pendants délivrés par la CPI. Voir le communiqué: 1. "Les parlementaires congolais saluent l’arrestation de M. Mbarushimana, dirigeant des FDLR" - PGA - 11 octobre 2010 http://iccnow.org/documents/PGA_PR_Arrest_Mbarushimana_Oct_2010.pdf III. RÉACTION DES GOUVERNEMENTS (1) Point de presse de la porte-parole adjointe du Ministère des Affaires étrangères francçais 7 - RWANDA Q - Bernard Valero avait dit en juin que la France n’extrade pas les citoyens des pays qui appliquent la peine de mort, or, Callixte Mbarushimana a été arrêté. Pourquoi la France a-t-elle changé sa démarche ? R - Il a été arrêté sur la base d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI). Nous ne l’extradons pas au Rwanda, il sera remis à La Haye. Ce n’est pas du tout la même chose. Il y a eu un mandat d’arrêt de la CPI, la France coopère avec cette juridiction et a, sur l’application de ce mandat, arrêté Callixte Mbarushimana. La procédure va suivre son cours en fonction des décisions de la CPI. La question de l’extradition vers le Rwanda ne se pose pas. Q - N’y-avait-il pas une enquête judiciaire française sur lui en cours ? R - Il faut voir cela avec le ministère de la Justice. Le mandat d’arrêt de la CPI ayant été émis, nous coopérons avec la CPI , comme nous l’avons toujours fait, puisque vous savez que nous soutenons la justice internationale, et appliquons ce mandat d’arrêt. Q - Beaucoup avaient dit que cette personne méritait d’être traduite en justice plus tôt. Pourquoi a-t-on attendu aussi longtemps si cela n’était dû qu’au mandat d’arrêt de la CPI ? R - Je vous renvoie à la CPI s’agissant des rythmes d’inculpation. La CPI est une cour souveraine. Quant aux procédures françaises, je suis obligée de vous renvoyer au ministère de la Justice. Nous ne sommes pas dans le domaine politique mais dans le domaine judiciaire. Q - Quand avez-vous reçu le mandat d’arrêt international à son encontre ? R - En ce qui concerne la procédure, c’est à voir avec le ministère de la Justice. Le communiqué de la CPI d’hier vous donne la chronologie des différents actes qu’elle a pris lors de cette procédure. Q - La France a-t-elle reçu des garanties qu’il ne serait jamais extradé au Rwanda ? R - La question ne se pose pas. Aucune garantie n’est nécessaire puisque Callixte Mbarushimana doit être remis à la CPI pour être jugé. La coopération des Etats parties au Statut de Rome avec la Cour est réglée par le statut de Rome qui crée cette dernière. Elle n’est donc pas fixée au cas par cas. Il y a des règles de coopération avec la CPI que la France applique. Je vous renvoie donc au Statut de Rome. Voir: 1. Point de presse de la porte-parole adjointe du MAE français - 12 octobre 2010 https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/pointpresse.asp?liste=20 101012.html Voir également: 2. "Cour pénale internationale : arrestation de Callixte Mbarushimana" - Communiqué du Ministère des Affaires étrangères français - 11 octobre 2010 http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/justice-internationale_1037/ droit-penal-international_4815/tpi-rwanda_4921/cour-penale-internationale-arrest ation-callixte-mbarushimana-11.10.10_86583.html (2) Le gouvernement rwandais se félicite de l'arrestation de Mbarushimana Le gouvernement (rwandais) a salué l'initiative prise par la Cour pénale internationale (CPI) quant à l'arrestation de Callixte Mbarushimana, un des hauts commandants des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), la qualifiant d'"étape positive". Mbarushimana a été arrêté hier par la police française à la suite d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis au Congo. Réagissant à l'arrestation, hier, le ministre de la Justice, Tharcisse Karugarama, a déclaré que l'arrestation de Mbarushimana, qui est susceptible d'être transféré à La Haye dans les prochains jours, est une "première étape" visant à ce que la communauté internationale parvienne à appréhender les chefs du groupe terroriste en liberté. «Pour nous, nous pensons que quiconque arrête quelqu'un pour de tels crimes constitue un développement positif et en tant que gouvernement du Rwanda, nous nous en félicitons. Nous tenons à féliciter la CPI d'avoir pris cette initiative audacieuse », "C'est une bonne étape. Nous espérons que la CPI continuera d'entreprendre d'autres initiatives afin d'appréhender ces personnes recherchées. Cela fait longtemps que l'on attendait un tel développement », a déclaré Karugarama, qui est également le procureur général. Voir l'article: 1. "Gov’t welcomes Mbarushimana’s arrest" (Le gouvernement rwandais se félicite de l'arrestation de Mbarushimana) - par Edmund Kagire/Rwanda Presse Newstime - 12 octobre 2010 http://www.rwandapresse.com/rwandainfo/newstimes.htm (anglais) (3) L'UE satisfaite de l'arrestation d'un chef rebelle rwandais à Paris Par la voix de Roeland van de Geer, le représentant spécial de l’Europe dans les Grands Lacs, l’UE exprime sa satisfaction quant à l’arrestation mardi 11 octobre 2010 à Paris de Callixte Mbarushimana, un des chefs de la rébellion des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Cette arrestation est la troisième d'un haut dirigeant de ce mouvement, et démontre la ténacité de l’Europe dans sa lutte contre les FDLR. Même si le chemin de la pacification est encore lointain, cette arrestation aura un impact certain sur le terrain de la rébellion. [...] eux arrestations en Allemagne en 2009, une maintenant en France, le diplomate néerlandais Roeland van de Geer représentant spécial de l’Europe dans les Grands Lacs, y voit la preuve de l’engagement de l’UE dans la lutte contre les groupes armés : « On a encore d’autres dirigeants du FDLR qui sont actifs en Europe. On doit également les traiter. Mais je crois que l’arrêt de ces trois principaux dirigeants montre que l’Europe est engagée dans la lutte contre les FDLR ». L’UE se dit prête à soutenir financièrement les opérations armées contre ces groupes, mais pas seulement le volet militaire : « Nous sommes convaincus qu’un certain appui militaire est nécessaire. Mais en même temps, on doit renforcer les actions non militaires, de convaincre les FDLR ». Voir: 1. "L'UE satisfaite de l'arrestation d'un chef rebelle rwandais à Paris" - RFI - 12 octobre 2010 http://www.rfi.fr/afrique/20101012-ue-satisfaite-arrestation-chef-rebelle-rwanda is-paris (4) Kinshasa satisfait de l’arrestation de Callixte Mbarushimana Écoutez la réaction de Lambert Mende, ministre de la Communication congolais sur Radio Okapi. Voir: 1. "Kinshasa satisfait de l’arrestation de Callixte Mbarushimana" - Radio Okapi - 12 octobre 2010 http://radiookapi.net/actualite/2010/10/12/kinshasa-satisfait-de-larrestation-de -calixte-mbarushimana/ IV. COUVERTURE DE PRESSE 1. "La cavale de Callixte Mbarushimana, génocidaire présumé, chef rebelle hutu, ex-employé des Nations unies" - Blog d'Isabelle Tallec (Le Monde) - 12 octobre 2010 http://justice-inter.blog.lemonde.fr/2010/10/12/la-cavale-de-callixte-mbarushima na-genocidaire-presume-chef-rebelle-hutu-ex-employe-des-nations-unies/ 2. "Crimes de guerre et crimes contre l’humanité, le chef Fdlr aux arrêts : Calixte Mbarushimana arrêté en France" - L'Avenir (RDC) - 12 octobre 2010 http://www.groupelavenir.cd/spip.php?article35816 3. "Recherché par la CPI : le secrétaire exécutif des Fdlr appréhendé à Paris" - Célestin Lutete/MMC (RDC) - 12 octobre 2010 http://www.digitalcongo.net/article/70778 4. "Un haut responsable des rebelles hutu rwandais arrêté à Paris" - Angola Presse - 12 octobre 2010 http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/africa/2010/9/41/haut-responsa ble-des-rebelles-hutu-rwandais-arrete-Paris,744fc29b-8cba-4b4c-87f6-a404a0d37b89 .html 5. "Arrestation en France d'un chef rebelle hutu" - BBC Afrique - 12 octobre 2010 http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2010/10/101012_france_rwanda_fdlr.shtml 6. "Poursuivi par la CPI, le secrétaire exécutif des FDLR a été arrêté en France" - Jeune Afrique - 11 octobre 2010 http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20101011182202/onu-cpi-arrestation-c ampagnepoursuivi-par-la-cpi-le-secretaire-executif-des-fdlr-a-ete-arrete-en-fran ce.html 7. "France : arrestation du secrétaire exécutif des FDLR sur mandat de la CPI" - VOA - 11 octobre 2010 http://www.voanews.com/french/news/rwandan-rebel-leader-arrested-in-france-10473 5024.html 8. "Un responsable des forces rebelles rwandaises arrêté à Paris" - Le Monde/AFP - 11 octobre 2010 http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/10/11/un-responsable-des-forces-rebel les-rwandaises-arrete-a-paris_1424195_3224.html 9. "Pas d'impunité pour les violeurs présumés" - par Yannick Vely/Paris-Match - 12 octobre 2010 http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Congo-Kivu-Pas-d-impunite-pour-l es-violeurs-presumes-217551/ 10."Un chef rwandais de la rébellion arrêté" - Radio Canada - 11 octobre 2010 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/10/11/008-arrestation-ch ef-RDC.shtml 11. " Rebelle rwandais arrêté: Paris confirme " - AFP - 11 octobre 2010 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/11/97001-20101011FILWWW00590-rebelle-r wandais-arrete-paris-confirme.php ****************************************************** Règlement de la CCPI sur les renvois et poursuites de situations devant la CPI: La Coalition pour la CPI n’est pas un organe de la Cour. La Coalition pour la Cour pénale internationale milite et continuera de militer pour une Cour pénale internationale (CPI) juste, efficace, et indépendante. La Coalition continuera de fournir au jour le jour des informations sur le processus de la CPI et aidera à la coordination au plan mondial, d’actions en vue de la mise en œuvre efficace du Statut de Rome. La Coalition s’efforcera aussi de répondre aux questions et d’informer sur les mécanismes et procédures de déclenchement de la CPI, au fur et à mesures que ceux-ci se dérouleront. La Coalition en tant que telle et son secrétariat n’entendent cependant pas s’impliquer/promouvoir des enquêtes ou des poursuites spécifiques, ou prendre position dans les cas ou situations éventuelles, en cours ou en phase d’analyse devant la Cour. La Coalition s’efforcera au mieux de sensibiliser les populations sur la CPI, sa procédure, ses investigations etc., au fur et à mesures que celles-ci se dérouleront. Par ailleurs, plusieurs organisations membres de la Coalition ainsi que des individus pourraient s’impliquer à des renvois, fournir une assistance juridique et autres soutiens aux enquêtes, ou travailler à cet effet avec des ONG locales. Pour toute Communication à la CPI s’adresser à : Cour Pénale Internationale (CPI) P.O Box 19519 2500 CM La Haye Pays -Bas ----------------------------------------------------------- Linda Gueye Responsable de communication pour l'Afrique francophone/Senior Communications Officer - Francophone Africa Coalition pour la Cour pénale internationale 708 Third Avenue, 24th Floor, New York NY 10017 e-mail: [email protected] telephone: 646-465-8516 fax: 212-599-1332 www.coalitionfortheicc.org |
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