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Soudan: Réaction des ONG sénégalaises à des rapports indiquant la visite d'el-Béchir au Sénégal
10 Dec 2010
Chers amis,
A la suite de rapports non confirmés indiquant que le Président soudanais Omar el-Béchir a été invité par le gouvernement du Sénégal our participer au troisième Festival mondial des Arts nègres qui débute ce vendredi 10 décembre 2010, la société civile sénégalaise a réagit en appelant à l'arrestativenait à se rendre dans le pays. Ce message comprend un communiqué conjoint d'Amnesty International Senegal et de 6 ONG sénégalaises ainsi qu'une couverture de presse. Veuillez noter le Règlement de la Coalition sur les renvois et poursuites des situations devant la Cour (plus bas), qui stipule de manière explicite que la CCPI ne prendra pas position sur des situations éventuelles, en cours, ou en phase d’analyse. La Coalition continuera cependant de fournir les derniers développements relatifs à la CPI. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de la Coalition: www.coalitionfortheicc.org Cordialement, Secrétariat de la CCPI www.coalitionfortheicc.org *************** I. COMMUNIQUE DE PRESSE DES MEMBRES DE LA COALITION (1) La venue du président soudanais au Fesman 3 confirmerait la réputation de "Terre d’impunité" du Sénégal "Les organisations sénégalaises de droits humains signataires de la présente déclaration sont vivement préoccupées par la décision qu’aurait prise le gouvernement du Sénégal d’inviter le président soudanais Omar Hassan El Béchir à la troisième édition du festival mondial des arts nègres (FESMAN) et de ne pas exécuter le mandat d’arrêt de la Cour pénale international à son encontre. En agissant de la sorte, le gouvernement du Sénégal commettrait une violation grave de ses obligations internationales au regard du Statut de Rome qu’il a été le premier à ratifier le 2 février 1999. Il mettrait également le pays au banc de la communauté internationale et confirmerait la réputation de « Terre d’impunité » du Sénégal. Les organisations signataires appellent tous les sénégalais et tous les militants des droits humains sur le continent africain à s’opposer, par des manifestations pacifiques et par l’information et la sensibilisation, à la propagande contre la Cour pénale internationale et à lutter avec détermination pour que les auteurs présumés de violations graves des droits humains fassent l’objet de poursuites devant une juridiction indépendante et impartiale. Grâce à la Cour pénale internationale, la peur a aujourd’hui changé de camp. Aucun Chef d’Etat ou de gouvernement, aucun chef de milice ne peut plus commettre impunément des violations graves des droits humains telles que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide. Aucun chef d’Etat ne peut plus recourir à la violence et au meurtre pour se maintenir au pouvoir contre la volonté de son peuple et aucun chef de milice ne peut recourir à de telles violations des droits humains pour conquérir le pouvoir. Les organisations rappellent qu’en cas de crimes de droit international, les Etats ont l’obligation d’enquêter et, s’il existe des éléments de preuve suffisants, le devoir de traduire en justice la personne présumée responsable. Les Etats parties doivent en outre, conformément au droit international, établir une coopération pleine entre eux et aider la Cour dans les enquêtes et dans les poursuites des auteurs des violations. Selon les Nations Unies, le conflit au Darfour a provoqué la mort de plus de 300 000 personnes et le déplacement de quelque deux (2) millions d’autres qui vivent toujours dans des camps à l’intérieur de la région et à l’est du Tchad." Ont signé : Rencontre Africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) Ligue Sénégalaise des droits de l’homme (LDH) Action des chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT/Sénégal) Amnesty International Sénégal Le Groupe Agora pour la Protection des Droits de l’Enfant (Gra-redep) Le Comité Africain pour l’Education aux droits de l’Homme (CAEDHU) Le Réseau Africain pour le Développement Intégré (RADI) Voir le communiqué: 1. "La venue du président soudanais au Fesman 3 confirmerait la réputation de "Terre d’impunité" du Sénégal" - Communiqué conjoint de la société civile sénégalaise - 8 décembre 2010 http://www.amnesty.sn/spip.php?article844 II. COUVERTURE DE PRESSE 1. “Des ong invitent les autorités judiciaires sénégalaises à arrêter Omar El Béchir et le livrer à la Cour pénale internationale”- Dakar Online - 8 décembre 2010 http://www.dakaronline.net/Des-ong-invitent-les-autorites-judiciaires-senegalais es-a-arreter-Omar-El-Bechir-et-le-livrer-a-la-Cour-penale_a8796.html 2. "Contre la venue du président soudanais à Dakar : Les organisations de défense des droits de l’homme s’érigent en bouclier" - Walf Fadjri - 8 décembre 2010 http://www.walf.sn/international/suite.php?rub=6&id_art=69397 3. "Des organisations préoccupées par une éventuelle visite d’Omar El Bechir à Dakar" - APS - 25 novembre 2010 http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=74333 4. "Le Président Bashir sera-t-il l'hôte du Fesman?" - Par Seydi Gassama, Président d'Amnesty International - 15 novembre 2010 http://www.walf.sn/ and on http://fr.allafrica.com/stories/201011151787.html ************************************************ Click here for the latest updates on Groups Message search Messages Messages Help Message # Search: Advanced Start Topic Darfour: Communiqué de la CCPI sur l'ouverture de l'audience de con Message List Reply | Delete Message #2649 of 2652 < Prev | Next > Chers amis, Veuillez trouver ci-dessous l'avis pour information de la Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI) à la veille de l'ouverture de l'audience de la confirmation des charges dans l'affaire Le Procureur c. Abdallah Banda Abakaer Nourain (Banda) et Saleh Mohammed Jerbo Jamus (Jerbo). Vous trouverez également un communiqué de la CPI à cet égard. Veuillez noter le Règlement de la Coalition sur les renvois et poursuites des situations devant la Cour (plus bas), qui stipule de manière explicite que la CCPI ne prendra pas position sur des situations éventuelles, en cours, ou en phase d’analyse. La Coalition continuera cependant de fournir les derniers développements relatifs à la CPI. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de la Coalition: www.coalitionfortheicc.org Bien à vous, Secrétariat de la CCPI www.coalitionfortheicc.org *********************** I. AVIS POUR INFORMATION DE LA COALITION POUR LA CPI (1) La CPI ouvrira une audience clé dans l'affaire des rebelles du Darfour FAITS : Le 8 décembre 2010, la Cour pénale internationale (CPI) va ouvrir une audience de confirmation des charges dans l'affaire Le Procureur c. Abdallah Banda Abakaer Nourain (Banda) et Saleh Mohammed Jerbo Jamus (Jerbo). Les commandants rebelles Banda et Jerbo auraient été impliqués dans une attaque contre les Casques bleus de la Mission de l'Union africaine au Soudan (MUAS) à la base militaire de Haskanita au nord du Darfour, le Soudan, le 29 septembre 2007. Le but de cette audience est que les juges de la Chambre préliminaire de la CPI déterminent si des accusations de crimes de guerre portées contre Banda et Jerbo devraient être confirmées et si l’affaire doit être envoyée en procès. QUI : Le 16 juin 2010, la Cour a rendu public les citations à comparaître pour les commandants rebelles Banda et Jerbo pour crimes de guerre contre les forces de maintien de la paix de l'AMIS. L'attaque aurait causé la mort de douze personnes et huit soldats de l'AMIS auraient été grièvement blessés. Ces soldats sont originaires de plusieurs pays dont le Sénégal, le Mali, le Nigéria et le Botswana. À la demande du procureur, les juges ont délivré des citations à comparaître plutôt que des mandats d'arrêt, estimant que des citations seraient suffisantes pour assurer la comparution des suspects devant la Cour. Banda et Jerbo sont les deuxième et troisième suspects à comparaître volontairement devant la Cour dans les enquêtes de la CPI la situation au Darfour. COMMENT : Au cours de l'audience, le procureur de la CPI devra appuyer ses accusations avec des preuves suffisantes. Les suspects auront l’occasion de contester les charges et les preuves par le biais de leurs avocats. Les suspects ont renoncé à leur droit d'être présent à l'audience de confirmation par conséquent, seuls les avocats des suspects seront présents dans la salle d'audience. 89 victimes participeront à la procédure par le biais de leurs représentants légaux et de présenteront leur points de vue et leurs préoccupations. Si les trois juges de la CP I confirment les charges, la CPI sera en mesure d’envoyer l'affaire en procès. COMMENTAIRES ET CONTEXTE : « Les attaques contre les soldats de la paix sont des infractions inacceptables qui ne peuvent pas être tolérées », a déclaré William R. Pace, Coordinateur de la Coalition. « L'audience Banda et Jerbo est une étape importante pour rendre justice aux victimes de crimes graves commis au Darfour.» Le 20 novembre 2008, l’Accusation a requis des citations à comparaître pour trois commandants qui seraient liés à l'incident de Haskanita :. Banda, Jerbo et le chef rebelle du Darfour Bahar Idriss Abu Garda, pour trois chefs d'accusation de crimes de guerre, à savoir, 1) le pillage la commission ou tentative de commission d’atteinte à la vie sous forme de meurtre, 2) le fait de diriger intentionnellement des attaques contre le personnel, les installations, le matériel, les unités ou les véhicules employés dans le cadre d’une mission de maintien de la paix, 3) et le pillage. Abu Garda a déjà comparu volontairement devant la CPI le 18 mai 2009, et une audience publique de la CPI a eu lieu en octobre 2009 pour examiner les preuves disponibles contre lui. Le 8 février 2010, la Chambre préliminaire I de la CPI a refusé de confirmer à l'unanimité des accusations de crimes de guerre contre Abu Garda, refusant ainsi d’envoyer son affaire en procès. L'enquête sur la situation au Darfour, au Soudan, a été officiellement ouverte par le procureur de la CPI le 6 juin 2005, après avoir été déférée à la Cour par le Conseil de sécurité des Nations Unies par la résolution 1593 du 31 mars 2005. Depuis le renvoi, et en plus des affaires contre Banda et Jerbo, des mandats d'arrêt publics ont été délivrés dans l'enquête au Darfour contre Ahmad Muhammad Harun, et Ali Kushayb Omar Hassan Ahmad Al-Bashir, ainsi que la citation à comparaître pour Abu Garda Aucun des mandats d'arrêt n’a été exécuté, et le gouvernement soudanais a ouvertement défié et constamment refusé de coopérer avec la Cour et la communauté internationale, un constat qui a été fait par la Chambre préliminaire par voie de décision judiciaire et transmis au Conseil de sécurité de l’ONU. La CPI est la première juridiction internationale permanente ayant pour objectif de juger les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. 114 États sont parties à la CPI. Au cœur du mandat de la Cour est le principe de complémentarité, qui soutient que la Cour n'interviendra que si les systèmes juridiques nationaux sont incapables ou refusent d'enquêter et de poursuivre. À ce jour, la CPI a ouvert des enquêtes dans cinq pays : la République centrafricaine, au Darfour (Soudan), en Ouganda, en République démocratique du Congo et au Kenya. Elle a publiquement émis douze mandats d'arrêt et trois citations à comparaître. Le Bureau du Procureur de la CPI a déclaré examiner au moins huit situations sur quatre continents, dont l'Afghanistan, Colombie, Côte d'Ivoire, Géorgie, Guinée, Honduras, le Nigéria, la Corée du Nord et la Palestine. La Coalition pour la Cour pénale internationale comprend 2 500 organisations de la société civile dans 150 pays différents travaillent en partenariat pour renforcer la coopération internationale avec la CPI; veiller à ce que la Cour soit juste, efficace et indépendante; rendre la justice à la fois visible et universelle, et promouvoir le renforcement des législations nationales qui rendent justice aux victimes de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Voir: 1. La CPI ouvrira une audience clé dans l'affaire des rebelles du Darfour - CCPI - 7 décembre 2010 http://iccnow.org/documents/ICCConfirmationofCharges_8Dec10_Darfur_CICC_Advisory _final_FRENCH.pdf III. COMMUNIQUE DE LA CPI Le document ci-dessous a été produit par la CPI. La Coalition pour la CPI le distribue dans le cadre de son mandat de fournir aux organisations membres et individus des informations relatives aux développements de la CPI. Le document ne reflète pas la vision de la Coalition en général ou de ses membres individuels. (1) L’audience sur la confirmation des charges à l’encontre d’Abdallah Banda et Saleh Jerbo se tiendra le 8 décembre en l’absence des suspects Le 8 décembre à 14h30, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) tiendra une audience publique de confirmation des charges dans l’affaire Le Procureur c. Abdallah Banda Abkaer Nourain et Saleh Mohammed Jerbo Jamus. L’audience sera tenue en l’absence des suspects, MM Jerbo et Banda qui, respectivement le 4 et le 15 novembre, avaient renoncé à leur droit d’être présents à l’audience de confirmation des charges, comme leur autorise l’article 61 du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Le 17 juin, MM. Banda et Jerbo avaient comparu volontairement devant la Cour en conformité avec les citations à comparaître délivrées par la Chambre. Ils doivent répondre de trois chefs de crimes de guerre (la commission ou tentative de commission d’atteinte à la vie sous forme de meurtre, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre le personnel, les installations, le matériel, les unités ou les véhicules employés dans le cadre d’une mission de maintien de la paix, et le pillage) qui auraient été commis dans le cadre d’une attaque lancée le 29 septembre 2007 contre la Mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS), une mission de maintien de la paix stationnée à la base militaire de Haskanita, dans la localité d’Umm Kadada au Darfour-Nord (Soudan). Les assaillants auraient tué 12 soldats de la MUAS et en auraient grièvement blessés huit autres, détruit des installations de communication et d’autres équipements et se seraient emparés de biens appartenant à la Mission. L'audience de confirmation des charges est une audience publique au cours de laquelle la Chambre préliminaire décidera de confirmer ou non, partiellement ou dans leur totalité, les charges retenues par le Procureur à l'encontre des suspects. Dans un délai de 60 jours après la clôture de la procédure de confirmation des charges, la Chambre préliminaire I déterminera s’il existe des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que MM Banda et Jerbo ont commis chacun des crimes qui leur sont imputés. Si la Chambre détermine qu’il y a des preuves suffisantes à cet égard, l’affaire sera renvoyée pour la phase suivante de la procédure, à savoir le procès. Des informations complémentaires et des programmes audiovisuels concernant cette audience sont disponibles ici. . Voir le communiqué: 1. "L’audience sur la confirmation des charges à l’encontre d’Abdallah Banda et Saleh Jerbo se tiendra le 8 décembre en l’absence des suspects" - CPI - 3 décembre 2010 http://www.icc-cpi.int/NR/exeres/605E4DD8-2925-44E5-9B4D-2B1CA9A9C32D.htm ******************************************** Règlement de la CCPI sur les renvois et poursuites de situations devant la CPI: La Coalition pour la CPI n’est pas un organe de la Cour. La Coalition pour la Cour pénale internationale milite et continuera de militer pour une Cour pénale internationale (CPI) juste, efficace, et indépendante. La Coalition continuera de fournir au jour le jour des informations sur le processus de la CPI et aidera à la coordination au plan mondial, d’actions en vue de la mise en œuvre efficace du Statut de Rome. La Coalition s’efforcera aussi de répondre aux questions et d’informer sur les mécanismes et procédures de déclenchement de la CPI, au fur et à mesures que ceux-ci se dérouleront. La Coalition en tant que telle et son secrétariat n’entendent cependant pas s’impliquer/promouvoir des enquêtes ou des poursuites spécifiques, ou prendre position dans les cas ou situations éventuelles, en cours ou en phase d’analyse devant la Cour. La Coalition s’efforcera au mieux de sensibiliser les populations sur la CPI, sa procédure, ses investigations etc., au fur et à mesures que celles-ci se dérouleront. Par ailleurs, plusieurs organisations membres de la Coalition ainsi que des individus pourraient s’impliquer à des renvois, fournir une assistance juridique et autres soutiens aux enquêtes, ou travailler à cet effet avec des ONG locales. Pour toute Communication à la CPI s’adresser à : Cour Pénale Internationale (CPI) P.O Box 19519 2500 CM La Haye Pays -Bas |
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